La scène qui suit est reconstituée. Elle n'est celle d'aucun comité en particulier.
Un secrétaire de CSE demande deux devis pour la même réunion. Les montants vont du simple au double.
Il relit les deux propositions et ne trouve pas d'où vient l'écart. L'une parle de pages, l'autre d'heures de travail. Aucune ne dit ce qu'elle compte.
Il ne cherche pas le prestataire le moins cher. Il cherche à comprendre ce qu'il achète.
Pourquoi les prix sont si peu affichés
Le prix de la rédaction d'un procès-verbal de CSE se calcule en multipliant la durée d'enregistrement de la séance par un tarif à la minute, qui varie selon le format retenu. C'est l'unité que nous facturons ; d'autres comptent à la page.
Sur ce marché, la demande de devis est la règle. Nous sommes nous-mêmes prestataires, et nous avons regardé ce que publient les autres : en septembre 2026, sur quatre sites du secteur, aucun n'affichait de tarif. Les nôtres sont sur notre page transcription. Le métier explique une part de cette retenue.
Le coût d'un procès-verbal dépend de variables réelles. Une réunion de deux heures traitée en synthèse n'exige pas le même travail que la même réunion rendue mot à mot. Un document attendu avant la prochaine séance ne s'organise pas comme un document attendu dans le mois.
Ces variables se nomment pourtant sans difficulté. Tant qu'elles restent implicites, le comité compare des propositions qui ne comptent pas la même chose.
Les quatre variables qui font le prix
La durée d'enregistrement
La durée d'enregistrement est l'unité de facturation la plus vérifiable, parce qu'elle ne dépend d'aucune appréciation. Une séance dure ce qu'elle dure.
Derrière une heure de réunion, il y a chez nous entre quatre et sept heures de travail, et l'écart tient au format. Cette charge suit la durée d'enregistrement, et c'est ce qui justifie de facturer sur cette durée.
Les facturations à la page ou au feuillet, elles, dépendent du format rendu et de la mise en page. Deux prestataires peuvent produire un nombre de pages très différent à partir du même enregistrement.
Ce qu'il faut vérifier dans un devis. Si le prix est annoncé à la page, demandez le nombre de signes que compte une page et le format retenu. Sans ces deux éléments, le montant ne se compare à rien.
Le format retenu
Trois formats existent : la transcription intégrale, le compte rendu et la synthèse. Le plus court coûte le plus cher à la minute.
L'ordre surprend. Il s'explique dès qu'on regarde le travail réel.
Une transcription intégrale demande de la fidélité et de l'endurance. Elle ne demande pas de décider ce qui mérite de rester : tout reste.
Une synthèse demande l'inverse. Il faut trancher, ligne après ligne, ce qui relève du document et ce qui n'en relève pas. Chaque coupe engage le rédacteur, et chaque coupe sera relue.
C'est la logique du métier : réduire coûte plus cher que restituer. Nous avons détaillé chaque format dans notre guide du compte rendu de CSE.
Le délai de remise
L'urgence se paie. Un document attendu sous quarante-huit heures coûte plus cher que le même document attendu sous huit jours.
Le point mérite d'être anticipé, parce que le Code du travail fixe des délais qui ne se négocient pas. À défaut d'accord, le procès-verbal est établi dans les quinze jours. Ce délai tombe à trois jours lors d'une consultation sur un licenciement collectif pour motif économique, et à un jour lorsque l'entreprise est en redressement ou en liquidation judiciaire.
Ce qui se négocie en début d'année. Un délai de remise fixé à l'avance coûte moins cher que l'urgence découverte à chaque séance sensible.
La présence d'un rédacteur en séance
Un rédacteur qui assiste à la réunion coûte davantage qu'un rédacteur qui travaille sur l'enregistrement, puisque son temps de présence s'ajoute à son temps de rédaction.
La présence apporte ce qu'un micro ne capte pas : qui parle, qui approuve d'un signe, ce qui se joue quand deux personnes se coupent. Elle se justifie sur les séances tendues, moins sur les réunions ordinaires.
Où trouver nos tarifs
Nos trois formats sont affichés avec leur prix à la minute sur notre page transcription, et nous facturons la durée réelle de l'enregistrement, sans arrondi.
Ce tarif comprend la mise en forme du document : votre charte, vos polices, votre sommaire. Aucune ligne de mise en page ne s'ajoute au devis.
Un exemple. Le comité relit le projet de procès-verbal et y porte ses corrections. La numérotation glisse, le sommaire ne suit plus. Le document nous revient pour être remis en forme.
Cette reprise est comprise dans le tarif, et aucun supplément n'est facturé.
Le calcul se fait donc sans nous : multipliez la durée de votre séance par le tarif du format retenu. Vous saurez avant de nous écrire si le budget de votre comité y suffit.
Ce que le prix ne dit pas
Deux prestations au même tarif ne produisent pas le même document.
Un comité qui change de prestataire le fait rarement pour le prix. Il le fait parce que la qualité et la fidélité varient d'une séance à l'autre, ou parce que les délais ont fini par glisser.
Ce qui les sépare ne se lit pas sur la facture. Cela se lit dans la manière de formuler une réserve, de consigner un vote, de traiter un propos retiré en séance.
Cela se lit aussi dans ce qui ne se remarque qu'à l'usage. Vos sigles, écrits comme votre instance les écrit. Les noms des intervenants, orthographiés juste et rattachés au bon propos. Les documents projetés pendant la réunion, identifiés à l'écoute quand un élu renvoie à la page quatre sans préciser de quel support il parle.
Cette connaissance ne s'acquiert que dans la durée. C'est le même rédacteur d'une séance à l'autre. Il tient à jour le glossaire de votre instance, et c'est lui qui relit.
Un rédacteur qui découvre votre instance rend un document correct. Un rédacteur qui la connaît rend le vôtre.
Ces arbitrages et cette connaissance font le travail, et ils ne se voient qu'à la lecture. C'est pourquoi nous rédigeons cinq minutes de votre dernière séance avant tout engagement : le prix n'en dit rien.